Ingénieur civil formé à l'EPAC, spécialisé en analyse structurelle de bâtiments et d'ouvrages d'art, puis diplômé du Kobe Institute of Computing en TIC pour l'innovation sociale. Le mémoire de master portait déjà sur la rencontre des deux métiers ; le Japon l'a prolongée sur le terrain — conduite de chantier chez Shimizu Corporation, puis jumeau numérique d'un ouvrage instrumenté.
- Ingénieur civil — EPAC, Université d'Abomey-Calavi (Bénin)
- Mémoire de master — BIM appliqué au développement de poutres de pont en béton précontraint, publié par Dlubal Software
- MSc ICT for Social Innovation — Kobe Institute of Computing (Japon)
- Expérience Shimizu Corporation (Japon) — sécurité chantier, DX et sekō kanri (施工管理)
- Travail de recherche — jumeau numérique d'un parc d'ascenseurs
- Expérience projet — bâtiment et ouvrages d'art au Bénin
Après l'EPAC, j'ai travaillé plusieurs années sur des projets de bâtiment et d'ouvrages d'art au Bénin. Le mémoire de master portait déjà sur la rencontre entre les deux métiers : appliquer le BIM à l'analyse et au dimensionnement d'un pont à poutres en béton précontraint sur le lac Toho, à Pahou. Le travail est publié par l'éditeur allemand Dlubal Software dans son recueil de mémoires de fin d'études : Analysis and Design Based on Building Information Modeling (BIM) Tools.
Le master au Kobe Institute of Computing a prolongé ce fil. Le programme — TIC pour l'innovation sociale — ne sépare pas l'ingénierie de la création d'entreprise : on y étudie la technique et le modèle économique dans le même mouvement, à travers des cas approfondis de grandes entreprises japonaises et des cas de la Harvard Business School. C'est là que s'est formée une façon de regarder un problème : chercher d'abord le besoin réel et qui le porte, avant de choisir la solution technique.
Chez Shimizu Corporation, j'ai vu comment un grand constructeur japonais tient un chantier. Trois choses en sont restées. La sécurité, traitée comme une discipline quotidienne et vérifiable, pas comme une consigne affichée à l'entrée. La transformation numérique (DX), menée jusqu'au terrain et non seulement au siège. Et le sekō kanri (施工管理), la conduite de chantier au sens plein — qualité, coût, délai, sécurité, environnement (QCDSE) — où l'on pilote ces cinq grandeurs ensemble, parce qu'améliorer l'une au détriment des autres n'est pas de la gestion.
Le travail de recherche a porté sur les technologies de jumeau numérique appliquées au bâtiment : j'ai développé un jumeau numérique pour un parc d'ascenseurs — un ouvrage instrumenté, dont on surveille l'état réel pour décider de l'intervention avant la panne.
Genius Entreprises est né de cette conviction : au Bénin, l'ingénierie et le logiciel ne devraient pas être deux mondes séparés.